09/05/2009

LoSoul – Care

LoSoul – CareArtiste emblématique d’une certaine scène techno germanique qui ne craint ni le mélange des genres (techno, disco, electro-pop), ni le second degré – c’est souvent pour le meilleur, Peter Kremeier aka LoSoul répond toujours à nos attentes, près de dix années après son classique Raw Beauty, ressuscité en 2008. Sans doute moins immédiatement dansantes, les dix nouvelles tracks du DJ et producteur allemand gagnent en recherche sonique ce qu’elles perdent en gesticulations déhanchées. Ca n’empêche guère le disque d’être intéressant, dans le pire des cas, sinon captivant, comme sur l’introductif Slightly. Ce qui frappe surtout, c’est la science de LoSoul dans la construction méthodique de ses morceaux, qui gagnent progressivement en intensité là où d’autres – Mathias Schaffhäuser ce mois-ci – cassent les bonbons au bout de douze secondes et demi.

 

Un disque : LoSoul – Care (Playhouse)


Slightly - Losoul

Gridlock - Losoul

22/02/2009

V/A – Famous When Dead Sechs

famouswhendead6L’air de ne pas y toucher – ou alors de se toucher sensuellement sur le dancefloor au son d’une minimale sensuelle et capiteuse – la série Famous When Dead en est à sa sixième livrée. Comme d’habitude, le label de Francfort propose une sélection complètement pertinente de tracks, la palme revenant au maladif The Number de Losoul, perle acid house sombre et magnétique à se faire dessus de bonheur. D’autres morceaux, troussés à se pâmer d’extase, relèvent le défi avec autant de brio extatique (l’hommage au Panorama Bar Day For Night de MyMy, l’hymne headbanging Plastik de Simon Baker idéalement remixé par Todd Terje ou la voix bordéliquement suave de Laura Marie Clarke sur Color Correction). Pour dix morceaux top classe, là-haut tout au sommet de ces putains de loudspeakers où ta cousine trémousse son cul sans fausse pudeur.

 

Un disque : V/A Famous When Dead Sechs (Playhouse)

 


The Number - Losoul

Day for Night - MyMy

Plastik [Todd Terjes Turkatech Remix] - Simon Baker

Color Correction - X-District

28/02/2007

Max Mohr – Trickmixer’s Revenge

trickmixerNon, James Holden n’aime pas Berlin, sa techno minimale, sa scène underground. Toujours de bon conseil, l’agence de voyages RifRaf lui suggère dès lors un mini trip à Cologne, lieu de résidence du producteur allemand Max Mohr, révélation tardive de la scène techno - pas trop - minimale (né à Francfort en 1962, il a attendu 2000 pour sortir son premier album). Deux disques plus tard, l’ami Max – en disciple inspiré de Laurent Garnier – trouve le bon chic d’empiéter sur les plates-bandes respectées d’une electro psychédélique, et nous de ne pouvoir résister plus de trente secondes à la transe tribale de Diamanten. Le sillon creusé, le quadragénaire teuton remet le couvert, nous sommes conquis, nous sommes comblés et c’est même à se fendre la gueule de bonheur (Assonja Swynja). A l’intérieur d’un disque où ne manque pas l’émotion perlée (Spellbound), c’est rare dans le genre, Max Mohr absous les Daft Punk en les présentant à Centrozoon (Lucky Go Wild) et n’oublie d’envoyer la fabuleuse Miss Yetti en stage chez Giorgio Moroder. Avant de finit en beauté sur l’étrange et magnifique In The Woods, improbable rencontre ambient où la basse de Peter Principle (Tuxedomoon) s’incruste pernicieusement chez Svarte Greiner. La classe.

 

Un disque : Max Mohr – Trickmixer’s Revenge (Playhouse)