19.02.2009
zeitkratzer & Terre Thaemlitz – electronics
Musicalement aux antipodes des atmosphères feutrées de zeitkratzer, le New Yorkais Terre Thaemlitz est le moins connu des trois noms à l’affiche, alors que sa musique est sans doute la plus ‘accessible’ du lot. Mélange explosif de rythmes tribaux qui ne sont pas sans rappeler le gospel, les percussions de Down Home Kami-Sakunobe s’intègrent difficilement dans le contexte d’un concert, l’Américain jouant une partie irrésistible (certes) qui rend superflue la présence de l’ensemble allemand. Quand il reprend les commandes seul, l’impression d’unité sonore s’en trouve d’ailleurs ragaillardie, notamment sur sloppy 42nds, où le free jazz et l’electronica jouent à saute-mouton avec des percussions obsédantes sans être mordantes. Les choses s’arrangent lors du second titre commun (Hobo Train) avec Thaemlitz au piano, mélange détonant de violon country, de percussions 4/4 et de jazz dégénéré, qui en dépit d’une unité de vues toute relative, séduit par son dynamisme mélodique et sa vigueur rythmique. Avant une conclusion ambient absolument magnifique, quelque part entre Kapital Band 1 et Svarte Greiner.
Un disque : zeitkratzer & Terre Thaemlitz – electronics (zeitkratzer)
21:15 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, country, jazz, experimental, love on the bits, zeitkratzer, terre thaemlitz, post classical |
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13.02.2009
zeitkratzer & Carsten Nicolai – electronics
Décidément incontournable ces derniers temps, Carsten Nicolai – aka alva noto – ne pouvait décemment manquer un travail commun avec son compatriote Reinhold Friedl. Déjà auteur en 2008 de l’incontournable Unitxt – album de l’année de votre serviteur – le patron de Raster-Noton pose une patte reconnaissable entre mille sur le second disque. A l’inverse des deux autres parties où le rôle de l’ensemble zeitkratzer est davantage prégnant, les musiciens gardent un profil bas sur les quatre tracks. Ainsi, il n’y a guère que le minimalisme pianistique sombre – deux seules notes – de Friedl pour accompagner les structures électroniques ravagées de Nicolai sur le magnifique Synchron Bitwave, alors que l’orchestre dépose carrément les armes sur 5 min, où il ne manque plus que la voix d’Anne-James Chaton. Enchaînés en un total de vingt-sept minutes, les conclusifs c1 et c2 montrent également que la collaboration de ces deux fortes personnalités tourne parfois à l’affrontement, le bourdonnement nicolaïen écrasant les restes de notes instrumentales, hormis en les minutes finales où quelques notes de piano et des percussions étouffées nous font regretter la monotonie des instants précédents.
Un disque : zeitkratzer & Carsten Nicolai – electronics (zeitkratzer)
20:24 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electronica, critique, noise, experimental, love on the bits, zeitkratzer, post classical |
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07.02.2009
zeitkratzer & Keiji Haino – electronics
Personnage mythique de la scène free noise rock (en gros), le Japonais Keiji Haino n’est plus à présenter quand il s’agit de dépasser les cadres étriqués des bonnes conventions sonores. Présent aux percussions (sur l’étonnant Drum Duo), à la guitare, à l’électronique et surtout au chant (et lequel !), l’ami du génial Kan Mikami intègre mer-veil-leu-se-ment sa voix unique de ténor fou à l’orchestration, notamment sur le premier Aria, où ses variations vocales déclinent à l’infini un sens de la dramaturgie abstraite comme elle est viscérale. Davantage bruitiste, le second Aria voit zeitkratzer (ils insistent sur le z minuscule) jongler avec l’héritage des Einstürzende Neubauten, confronté une radicalité stockhausienne dont on ne ressort que difficilement vivant. Morceau de bravoure du disque, les vingt-cinq minutes de la Sinfonia confirment la folie furieuse – faudrait-il écrire psychiatrique ? – qui s’est emparée en ce soir autrichien d’avril 2006 et on aurait sacrifié nos intégrales Kevin Drumm et Merzbow pour pouvoir en être. Time machine, anyone ?
A suivre
Un disque : zeitkratzer & Keiji Haino – electronics (zeitkratzer)
15:12 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, critique, noise, experimental, love on the bits, zeitkratzer, post classical |
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