15/05/2009

65daysofstatic – Escape From New York

65daysofstatic – Escape From New YorkTrès présents sur la scène des concerts, notamment en nos terres belgicaines qu’ils revisiteront lors du prochain Dour Festival, les post rockeurs de 65daysofstatic se devaient de transférer en disque l’énergie vitale de leurs prestations en live. Les amateurs de The Cure s’en souviennent peut-être, le quatuor de Sheffield avaient assuré la première partie de la dernière tournée de Fat Bob & co et le présent objet témoigne de l’énergie purement instrumentale déployée lors des concerts new-yorkais du Radio City Hall et du Madison Square Garden. Autant le dire tout de suite, la conviction démontrée par les quatre Anglais force plus que jamais le respect, sinon l’admiration. Au-delà de la simple avalanche décibellique, les 65dos témoignent d’une magnifique cohésion, la batterie percutant les riffs de guitare sans jamais tout écraser, alors que les murs de gratte impressionnent tout en évitant subtilement d’en foutre plein  la tronche. Loin, et c’est heureux, d’être monotone, le disque s’accompagne d’une version filmée assez énervante qui donne mal à la tête.

 

Un disque (+ un dvd) : 65daysofstatic Escape From New York (Monotreme Records)

Retreat! Retreat! - 65daysofstatic

Fix The Sky A Little - 65daysofstatic

11/06/2008

Gregor Samsa – Rest

gregorsamsa-restPrésente dans toutes les mémoires des amateurs d’un post rock éclairé à l’aune des Sickoakes, la souplesse décibellique de la smala américaine Gregor Samsa s’est muée en une renaissance atmosphérique d’une immense subtilité harmonique. La suite sur Octopus.

 

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Un mp3 : Gregor Samsa – Abutting Dismantling

Un disque : Gregor Samsa Rest (Own Records)

29/02/2008

Our Brother The Native

ourbrotherthenativeDébarqué en plein dans nos tronches en 2005 (l’EP Tooth And Claw), le trio adolescent Our Brother The Native est un fameux bordel aux accents de fucked up hostel. Le genre un peu (beaucoup) de post pop / post rock, quelque part entre le tribalisme de First Nation et la grandiloquence du Godspeed, des allures de The Album Leaf vs Sigur Ros en secoués de la besace,  et un premier album en partance, toujours sur la maison Fat Cat. Elégant et tendu, à défaut d’être pleinement original.

 

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Un disque : Our Brother The Native Make Amends, For We Are Merely Vessels (Fat Cat)

 

11/01/2008

Hurtmold – Mestro

hurtmold_mestroLa rentrée d'Octopus, c'est aussi le quatrième album des Brésiliens de Hurtmold. Qui donne une furieuse envie de se plonger dans les trois précédents, foi de Tortoise.

 

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Deux mp3 : Hurtmold Música Politica Para Maradona Cantar

Hurtmold - Quase 6 De Misticismo

Un disque : Hurtmold Mestro (Nacopajaz)

26/11/2007

Giardini di Mirò – Dividing Opinions

gdm-dividingEn à peine deux albums, plus une floppée d’EPs et de singles, les post rockers italiens de Giardini di Mirò sont parvenus à se créer un écho enthousiaste auprès des fans de Piano Magic et Explosions in The Sky. Du premier groupe cité, le leader Glen Johnson est de la partie sur ce troisième effort, tout comme le Berlinois Apparat et les Floridiens de Cyne. Inchangées, il n’y avait d’ailleurs aucune raison de tout bouleverser, les recettes du combo transalpin font – c’est devenu une bonne habitude – toujours aussi mouche. Ses principales qualités (un indéniable sens mélodique, mis en point d’orgue sur les inauguraux Dividing Opinions et Cold Perfection, des sonorités d’une cristalline obscurité, une architecture élégante sans être compassée) contrebalancent le peu d’éclat d’une voix aux reliquats d’adolescence, voire des réminiscences trop voyantes du Mogwai de 1997 (OK, c’est le meilleur). Plus étonnamment proche, par instants, de la scène flamande (Spectral Woman sonne tel un dEUS évadé au RhâââLovely Festival), les atmosphères panoramiques de Giardini di Mirò partagent la science de l’ambigu de Pillow, tout en diluant la vénéneuse noirceur des déjà nommés Piano Magic dans une luminosité automnale proche de Lisa Germano (Clairvoyance) et Dead Man Ray (Self Help). Tout aussi précieux que mineur, le disque risque de (trop) bien porter son titre et diviser les consciences.

 

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Un mp3 : Giardini di Mirò – Broken By

Un disque : Giardini di Mirò Dividing Opinions (Homesleep Music)

14/09/2007

Arca – On Ne Distinguait Plus Les Têtes

arcaPersonnage central (au même titre que Yann Tambour) d’une scène indépendante française au-dessus de tout soupçon, Sylvain Chauveau multiplie les projets ambitieux, en son nom propre comme sous celui d’Arca. Alors que son album de reprises de Depeche Mode n’a suscité qu’une indifférence polie auprès de l’auteur de ces lignes (alors qu’il s’agit de son disque le plus médiatisé), tout autre fut l’accueil en leur temps des indispensables Un Autre Décembre (et son minimalisme pianistique à la Max Richter) et Angles (et son post rock puissamment retenu). Quatre années plus tard, Chauveau et son complice Joan Cambon nous reviennent, et de quelle manière. De ses têtes que le titre ne distinguait plus, nous nous permettons de relever la figure incontournable du grand David Sylvian, influence manifeste des superbes Unspeakable et Lonesome Witness Of Her Nudity, voire Faced By The Night. En fan invétéré de Dave Gahan et Martin Gore, Chauveau abandonne – en homme de goût – la posture crâneuse du premier pour rejoindre la classe mélodique infinie du second (Stonefall Inside). Tantôt épuré dans une discrétion rock réminiscente de l’opus précédent Angles (Maybe Chicago), tantôt épris d’une mélancolie belle à faire chialer Colleen et Ryuichi Sakamoto (Sunday Negative), ce grand disque triste épousera les premiers contours de l’automne de son subtil orgueil

 

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Un disque Arca – On Ne Distinguait Plus Les Têtes (Ici D’Ailleurs)

07/09/2007

Hrsta – Ghosts Will Come And Kiss Your Eyes

cst048Avoue, quand t’avais écouté dans le métro Stem Stem In Electro, deuxième effort des Canadiens de Hrsta, t’avais failli te jeter sous la première rame venue. Te fais pas de bile, coco, pour te rattraper, la bande de l’ex-Godspeed Mike Moya va bientôt redébouler dans ton jardin, tu vas te prendre le chou, grave, avec son chant à faire passer Vic Chesnutt pour Justin Timberlake. Tu la vois, la corde qui pend à l’arbre, tu la vois ?

 

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Un mp3 : Hrsta – Kotori

Un disque : Hrsta – Ghosts Will Come And Kiss Your Eyes (Constellation)

06/07/2007

Picastrois

prc140Ellipsoïdale et frondeuse, la musique de Picastro lévite toujours aussi furtivement sur les chemins de la justesse, en un reflux de notes en marge du désaccord instrumental. Troisième livrée du groupe de Toronto (dispo en septembre), Whore Luck attisera les rancoeurs des détracteurs de Red Your Blues et Metal Cares et réjouira les cœurs pétrifiés. Qui s’enticheront de la présence de Xiu Xiu en featuring.

 

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Deux mp3 (via Kwaya Na Kisser): Picastro – Ghosts

Picastro – Albonis

Un disque : PicastroWhore Luck (Polyvinyl Records)

24/05/2007

Dirge – Rebecca

dirge-rebeccaLes débuts d’Arab Strap rencontrent des Mogwai aux amplis en sourdine, ça s’appelle Dirge et c’est sur Octopus.

 

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Deux mp3 Dirge – You’ve Grown Away From Me

Dirge – Summer Single

Un disque : Dirge Rebecca (Another Record)

13/04/2007

Rhâââ Lovely : Arnaud Michniak / Part Chimp / A Whisper In The Noise / Crippled Black Phoenix / Pelican

afficherlfEntraperçu les deux dernières minutes de son set, l’ancien Diabologum Arnaud Michniak m’a fait brièvement penser au Jérôme Minière des débuts (mais le temps d’incubation était bien trop bref pour en faire une généralité). D’autres commentaires, plus sévères, allaient de ‘Je préférais Programme, son projet précédent’ à ‘C’est du sous-Grand Corps Malade. Dure, dure, la vie d’artiste.

 

Voraces des décibels, les Part Chimp cognaient, tapaient, hurlaient. Tout ce tapage nocturne n’excluait – heureusement – ni raffinement, ni sens mélodique. Toutes proportions gardées, of course.

 

Rarement projet (du compositeur américain West Thordson) aura été si bien nommé, tant les A Whisper In The Noise murmuraient leurs épanchements romantiques en un bruitisme furtif, où clavier et violon se faisaient l’échappée belle. Ce qui n’excluait pas la tentation pop, en catimini.

 

Réunions de membres de Mogwai, Electric Wizard, Pantheist, 3D House of Beef et Gonga, les huit de Crippled Black Phoenix tanguaient sur un bateau ivre. Et bien qu’issus d’horizons aussi divers que lointains (entre post rock et doom metal), ils mettaient du shoegazing fracturé dans leur rock au goût d’orties sauvages. Pas étonnant quand on s’appelle phénix noir estropié.

 

Vision malsaine – et sans concessions – d’un post rock imbibé de métal façon Isis, les Ricains de Pelican sont des fous furieux. Dans la minuscule salle paroissiale de Cortil-Wodon, ils jouaient sur une autre planète, là où les décibels n’ont pas de frontières, contrairement à nos tympans usés en cette fin de journée. Nul doute qu’un ton plus bas, leur set aurait été aussi convaincant, voire plus. Car même à fond les ballons, c’était déjà excellent. See you next year, Rhâââ Lovely, tu me manques déjà.

16:43 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : metal, rock, post rock, rhaaa lovely, concert |  Facebook |