15/03/2007

Miho Hatori – Ecdysis

2306335-1Moitié vocale du duo japonais pop (de New York) Cibo Matto, refuge un temps de Sean Lennon, Miho Hatori débute bien mal son premier album solo. Telle une candidate du grand concours Moi aussi je sais faire du Björk, la native de Tokyo en reprend tous les tics sans en retirer l’essence, l’inverse en somme des Under Byen (Ecdysis). Les choses, heureusement, s’arrangent bien vite. Dès le second titre, une mélodie japonisante, poppy à souhait, présente l’humour mélodique des Psapp à la bossa décomplexée de Arto Lindsay (A Song For Kids). Voyageuse toujours, mutine souvent, l’ancienne comparse des Gorillaz passe de la Scandinavie de Stina Nordenstam (revue par Caetano Veloso, ça se nomme In Your Arms) à un Brésil carioca de carte postale envahi par, justement, les Gorillaz (le tubesque Barracuda) en passant par des Caraïbes où Anja Garbarek jouerait des coudes avec Caroline Lufkin – tiens   une autre (semi-)Japonaise – pour terminer première de la course au ramassage de coquillages. Tout cela est très frais et se dégustera sans complexe les doigts de pied en éventail sur la terrasse, les premiers jours de printemps. Ce qui n’exclut pas l’originalité foutraque – et décalée – de la démarche.

 

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Un mp3 Miho Hatori – Barracuda

Un disque : Miho HatoriEcdysis (Ryko Disc)

21:25 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mp3, critique, pop, bossa, ryko disc, miho hatori |  Facebook |

21/11/2006

Miho Hatori – Ecdysis

1740Toi le gros flemmard qui, comme bibi, a lamentablement raté le concert de Psapp l’autre soir au Bateau Biouel, rattrape-toi en écoutant Miho Hatori oui, l’ex-chanteuse de Cibo Matto) et balance-toi sur ta chaise rouillée au son de la bossa nova. Alors, hein ?

 

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24/01/2006

Harold Budd – The Serpent (In Quicksilver)/ Abandoned Cities

Poursuivant sa politique de réédition des œuvres du pape (avec Brian Eno) de la musique ambient, le passionnant label Ryko Disc nous offre cette fois deux albums du musicien américain regroupés en un seul CD. Composé de cinq pièces pour piano solo d’une tranquillité apaisante évoquant les embruns tranquillement affectueux qu’affectionne aujourd’hui un Sylvain Chauveau dans ses moments les plus dépouillés, ainsi que d’un morceau où le piano est brièvement accompagné d’un synthé, The Serpent (In Quicksilver) (1981) évoque des contrées dérisoirement nues où le citadin pressé aimerait à se ressourcer pour y retrouver le sens profond de la méditation. Impressionnant de calme et de maîtrise. En 1984, Harold Budd compose Abandoned Cities pour une installation dans une galerie d’art qu’on imagine pas franchement joyeuse. Cette œuvre, beaucoup plus sombre et angoissante, évoque les démons du dénuement corporel et de la mort, et c’est tout bonnement fascinant. Car longues d’une vingtaine de minutes chacune, les deux pièces composant Abandoned Cities figurent parmi les très rares pièces de musique ambient à embrigader sans remords aucun ses adeptes dans une armée de zombies malfaisants, et de cette aventure dans les ténèbres de l’underworld, ils ne ressortiront pas indemnes. Choisis ton camp camarade, s’il n’est déjà trop tard. 

 

Un extrait en streaming : Harold Budd - Wanderer

Un disque : Harold Budd The Serpent (In Quicksilver)/ Abandoned Cities (Ryko Disc)