14/11/2007

Thurston Moore – Trees Outside The Academy

thurstonmoore-treesLa galaxie indie rock les vénère, les fans de musique alternative les encensent, nous revoici dans le monde agité des icônes Sonic Youth. Membre éminent – et pour cause – de du plus grand groupe de rock de ces vingt-cinq dernières années, Thurston Moore s’échappe en solo, accompagné du batteur sonique Steve Shelley, de la magnifique Christina ‘Charalambides’ Carter (pour le splendide duo Honest James) et de la violoniste Samara Lubelski (dont le très réussi album Parallel Suns est sorti cet automne). L’écoute du second album du compagnon de Kim Gordon (douze ans après le début Psychic Hearts) révèle, sinon confirme, la tentation pop prise par la jeunesse sonique depuis quelques années (les albums Sonic Nurse et Rather Ripped). Preuves, si besoin était, de l’influence majeure de Moore sur les compositions du groupe new-yorkais, des titres tels que The Shape Is In A Trance ou Fri/End sonnent le rappel du Sonic Youth dernière mouture, amplis débranchés en prime (le disque est essentiellement acoustique, à l’exception notable de Wonderful Witches, aux accents échappés de My Bloody Valentine). Tantôt inscrit dans la lignée de John Fahey (le jeu de guitare de Silver-blue, en ombre portée de Sonic Youth), plus souvent marqué par la finesse mélodique (atout majeur de l’album) d’une pop americana à l’ombre de Yo La Tengo réveillant Elliott Smith, le disque souffre toutefois d’un relatif – et étonnant – manque d’inspiration de Steve Shelley. La réserve est d’autant plus mineure que notre accueil est enthousiaste.

 

En concert à l’Ancienne Belgique

En écoute sur MySpace

En live sur KCRW

Un mp3: Thurston Moore – Fri/End

Un disque : Thurston Moore Trees Outside The Academy (Cargo Records)

24/09/2007

Samara Lubelski – Parallel Suns

samaralubelski-parallelsunsEt subitement, elle surgit de l’éther, de sa voix murmurée, elle nous faisait des confidences, nous étions sa complice, son amie. Du haut de leurs années de fréquentation de la scène psychédélique new-yorkaise, nos yeux se miraient dans son arc-en-ciel pop, coiffé d’une longue chevelure brune aux allures d’icône néo-late sixties, du temps où Margo Guryan enregistrait ses démos et Vashti Bunyan composait ses pastorales comptines. Apprivoisée dans sa sauvage amertume, ses échos vocaux nous parvenaient en toute amitié, riche de la revêche attitude chère à Tara Jane O’Neil, nourrie des échos caressants de Meg Baird. Nullement gênés par une quelconque propension à généraliser un propos très downtempo, voire lo-fi, nous traversions l’ambivalence de sa musique, côtoyant des gouttelettes d’acide échappées d’un appartement hanté, essuyant des larmes à regretter le funeste sort jeté sur Linda Perhacs par un monde qui ne la méritait pas à son époque. Apaisante et inquiète, la musique de Samara Lubelski nous avait pris aux tripes, tout simplement.

 

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Un mp3 (via turn the page blog): Samara Lubelski – Meeting Of The Sun

Un disque : Samara Lubelski Parallel Suns (The Social Registry)

22/08/2007

Un nouveau Samara Lubelski en octobre

samaraDans le vibrant interstice séparant la pop late sixties de l’icône Margo Guryan, la folk intimiste de Vashti Bunyan et la voix ténue de Jane Birkin draguant April MarchParallel Suns, troisième album de l'ex-Jackie-O Motherfucker Samara Lubelski occupe tout l’espace. Ca situe le niveau de discrète excellence.

 

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Deux mp3: Samara Lubelski – Have You Seen The Colors

Samara Lubelski – Snowy Meadows II

Un disque : Samara Lubelski Parallel Suns (The Social Registry)