02/12/2007

Deuxième album pour David Fenech

polochonA la tête d’une orfèvrerie pop bricolo d’où surgit un second degré humecté de Modified Toy Orchestra, le camarade parisien David Fenech réveille en toute poésie la ludothèque de notre quotidien. Témoins de ses cabrioles hors de tout artifice (cette putain de mode où il faudrait tout reprendre au ukulélé), son deuxième album Polochon Battle (où se côtoient une foule d’invités divers, de Felix Kubin à Shugo Tokumaru en passant par Falter Bramnk) reprendrait-il un flambeau bien desséché sur le très moyen Mètode de Rocanrol d’un certain Pascal Comelade ? La réponse est inscrite là-haut, dans les étoiles.

 

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Un mp3: David Fenech – Odette

David Fenech – Theme For Alix

Un disque : David Fenech Polochon Battle (InPolySons)

08/11/2007

Shugo Tokumaru en état d'Exitation

ST-ExitBien qu’ils se soient – légèrement – estompés dans la masse des disques de folktronica, dépassés qu’ils furent par l’incroyable Benoît Pioulard ou la touchante Milenasong, les deux premiers albums de Shugo Tokumaru (Night Pieces et L.S.T.) demeurent un soutien précieux dans notre quête d’une inaccessible étoile échappée d’un film de Yasujiro Ozu. Et voilà que je me prends à sautiller tel un cabri à l’annonce de son troisième opus Exit. Comme quoi même à mon grand âge, la vie est encore pleine de surprises…

  

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Un mp3: Shugo Tokumaro – Parachute

Un disque : Shugo Tokumaro Exit (P-Vine Records)

03/10/2006

Shugo Tokumaru – L.S.T. 

pipiHéros nippon des musiques diverses assemblées dans un ordre aléatoire et surprenant, Shugo Tokumaru est un cas à part pour les amateurs de classifications boiteuses. Ni tout à fait folk, ni tout à fait electro, ni tout à fait pop (ou un peu de tout ça à la fois), sa musique évoque en majuscules les effluves sereines de son compatriote Cornelius (Mist), l’impossible rencontre entre Sufjan Stevens et My Jazzy Child (Mushina,, Kiiro), les escapades argentées d’une caravane où les Tunng danseraient la gigue au son de James Yorkston (le tubesque Vista) ou la rencontre entre The Books et Pascal Comelade (Metrion). Pour ce deuxième album joyeusement éclectique, qui nous arrive un an après sa sortie japonaise et auquel on pourra préférer l’encore meilleur Night Pieces (c’est dire), Shugo Tokumaru s’est ingénié avec un immense talent à nous faire visiter les multiples recoins de son imaginaire fantasque. A sa mort, si le grand cinéaste Yasujiro Ozu avait pu se réincarner en musicien du vingt-et-unième siècle, il aurait sans doute pris les traits raffinés du musicien de Tokyo.

 

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Un disque : Shugo Tokumaru – L.S.T. (Active Suspension)