22/11/2009

Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)

StephanMathieu+TaylorDeupree-TranscriptionsTrès ardues dès les premiers instants, les Transcriptions de Stephan Mathieu et Taylor Deupree s’inscrivent dans la durée, à plusieurs niveaux. Celui de l’auditeur, qui aura bien besoin de plusieurs écoutes attentives, de préférence au casque et dans le calme capitonné d’un salon de lecture, pour en saisir toutes les riches nuances. Celui des artistes, la matière première des huit morceaux datant des sources originelles de la musique enregistrée, entre cylindres de cire et 78-tours.

Tout en jouant les cylindres sur deux gramophones portables dont les sons étaient captés par un ordinateur via un micro, Mathieu les manipulait en temps réel. Les enregistrements du producteur allemand terminé, Taylor Deupree entrait en scène, en ajoutant divers éléments acoustiques et des sons de synthés vintage, tout en s’efforçant de respecter la source des enregistrements.

D’un abord délicat, l’œuvre dévoile sa grande complexité au fur et à mesure de sa fréquentation. Tout en superposant des couches tel un millefeuille élaboré sur de multiples générations, Mathieu et Deupree proposent un travail sonore d’une beauté stupéfiante. Jamais monotone, en dépit de son apparente abstraction, le disque écoule la chaleur de ses multiples sources au travers d’une refondation informatique d’une immense délicatesse. Ainsi, chaque instant voit les sonorités étagées du duo germano-américain évoluer en des circonvolutions magiques d’harmonies travaillées dans les moindres détails. Au final, on reste admiratif et béat.

 

Un disque : Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)


Largo - Stephan Mathieu Taylor Deupree

Genius - Stephan Mathieu Taylor Deupree

Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)

StephanMathieu+TaylorDeupree-TranscriptionsTrès ardues dès les premiers instants, les Transcriptions de Stephan Mathieu et Taylor Deupree s’inscrivent dans la durée, à plusieurs niveaux. Celui de l’auditeur, qui aura bien besoin de plusieurs écoutes attentives, de préférence au casque et dans le calme capitonné d’un salon de lecture, pour en saisir toutes les riches nuances. Celui des artistes, la matière première des huit morceaux datant des sources originelles de la musique enregistrée, entre cylindres de cire et 78-tours.

Tout en jouant les cylindres sur deux gramophones portables dont les sons étaient captés par un ordinateur via un micro, Mathieu les manipulait en temps réel. Les enregistrements du producteur allemand terminé, Taylor Deupree entrait en scène, en ajoutant divers éléments acoustiques et des sons de synthés vintage, tout en s’efforçant de respecter la source des enregistrements.

D’un abord délicat, l’œuvre dévoile sa grande complexité au fur et à mesure de sa fréquentation. Tout en superposant des couches tel un millefeuille élaboré sur de multiples générations, Mathieu et Deupree proposent un travail sonore d’une beauté stupéfiante. Jamais monotone, en dépit de son apparente abstraction, le disque écoule la chaleur de ses multiples sources au travers d’une refondation informatique d’une immense délicatesse. Ainsi, chaque instant voit les sonorités étagées du duo germano-américain évoluer en des circonvolutions magiques d’harmonies travaillées dans les moindres détails. Au final, on reste admiratif et béat.

 

Un disque : Stephan Mathieu + Taylor Deupree – Transcriptions (Spekk)


Largo - Stephan Mathieu Taylor Deupree

Genius - Stephan Mathieu Taylor Deupree

17/09/2008

Stephan Mathieu au pays de la radio

stephanmathieu-radiolandNommé d’après le morceau Radioland de Kraftwerk (sur l’album Radio-Activity), le cinquième essai de Stephan Mathieu se base, à sa manière, sur les ondes qui nous entourent. Là ou Ralf Hütter et Florian Schneider s’inspiraient des radioéléments, le musicien de Schafbrücke (à côté de Sarrebruck) base sa nouvelle création, d’une légèreté brumeuse absolument fascinante, sur les ondes courtes d’une simple radio. En pleine maîtrise de la situation, plus que jamais au sommet de son art aux traits de drone, l’artiste sonore sarrois démontre – avec énormément d’à propos – que tout est loin d’avoir été dit dans le genre.

 

En écoute sur le label

Un disque : Stephan Mathieu Radioland (Die Schachtel)