06.02.2011
Stereolab – Not Music
Emaillé de tant d’instants merveilleux – d’un concert au Botanique à l’époque de feu Mary Hansen aux passages chez Jools Holland, sans même évoquer une foule d’albums tous plus indispensables – le parcours de Stereolab est à jamais gravé au firmament de RifRaf, dont il épouse peu ou prou les trajectoires temporelles. Vingt années de proliférations sublimes ont entre-temps passé et nous avons bien du mal à admettre que le présent Not Music pourrait bien être la toute dernière étape discographique du groupe franco-britannique, qui s’est imposé un hiatus dont on ne sait trop s’il se terminera un jour. Au-delà de l’ironie gracieuse du titre, le douzième opus studio de Tim Gane, Laetitia Sadier & co s’inscrit – faudrait-il dire forcément – dans la continuité artistique du projet initié en 1992 par les totalement indispensables Switched On et Peng!. Au fil du temps, si les soupçons de shoegaze early nineties se sont rapidement dissolus dans les rythmiques krautrock d’Andy Ramsay, les ornements des Moog vintage ont pris, mois après mois, un tour davantage ligne claire – devenu totalement manifeste à partir de Margerine Eclipse et, surtout, l’incroyable compilation de singles Fab Four Suture. Captées lors des mêmes séances d’enregistrement que Chemical Cords – sans doute le moins bon album de Stereolab – leurs treize pop songs révèlent, une fois de plus, tout la douceur ensorcelante du labo stéréophonique. Et même si, à l’instar de nombre de grands groupes à l’impressionnante longévité (Sonic Youth, Lambchop, Belle & Sebastian), on ne décèle plus guère d’étonnements dans le propos, on reste à jamais ébahi devant leur capacité à renouveler un langage, certes très codé, dans une continuité stylistique hors de tout soupçon démagogique. On dit chapeau et merci.
Un disque : Stereolab – Not Music (Duophonic)
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20:19 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stereolab, critique, pop, duophonic |
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02.08.2008
Playlist # 1
01:14 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : josephine foster, julie doiron, stereolab, helena espvall, playlist, masaki batoh, matmos, mount eerie, fred squire, the shortwave set, otto von schirach, lesser gonzalez alvarez, snorkel |
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01.07.2008
18/08 = Stereolab
Traditionnellement amorphe, la saison estivale des sorties attendra bien le 18 août et la sortie de Chemical Cords, le nouveau bébé de Stereolab. Et dire que ça fait passé quinze ans que ça dure.
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Un mp3 : Stereolab – Three Women
Un disque à venir : Stereolab – Chemical Cords (Duophonic / 4AD)
12:31 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mp3, pop, preview, 4ad, stereolab, psyche, duophonic |
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18.01.2008
Monade bis
Seule une crasse mauvaise foi permettrait de nier la part essentielle que le groupe franco-britannique Stereolab a jouée dans l'évolution de la pop music d'aujourd'hui, tendance classe intergalactique. Seule (ou presque, n'oublions pas les filles d'Electrelane) formation à avoir réussi l'intégration du krautrock de Can et Amon Düül dans ses structures complexes, la formation de Tim Gane et Laetitia Sadier est déjà inscrite dans le panthéon universel des plus grands groupes de l'histoire. Avec un seul (et décevant, qui plus est) album à son actif, Monade, l'échappée solo de la chanteuse bordelaise, ne peut évidemment prétendre au même titre. Successeur de ce A Few Steps More bien peu mémorable, Monstre Cosmic relèvera-t-il la barre, désormais portée par un vrai quatuor (Marie Merlet, David Loquier et Nicolas Etienne ayant rejoint le projet)? Une fois n'est pas coutume, poser la question n'est pas y répondre.
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Un mp3 : Monade – Etoile
Un disque : Monade – Monstre Cosmic (Too Pure)
14:07 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monade, laetitia sadier, stereolab, pop, french scene, mp3, preview, too pure |
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03.03.2007
Imitation Electric Piano – Blow It Up, Burn It Down, Kick It ‘Til It Bleeds
Au-delà du titre d’album le plus long de l’année, le second album des Anglais de Imitation Electric Piano est intéressant à plus d’un titre. Sans rien bouleverser, il voit tout d’abord le groupe de Simon Johns (le bassiste de Sterolab) et Joe Watson (les claviers du groupe de Laetitia Sadier) produire un album chanté, contrairement à son prédécesseur Trinity Neon. Il voit aussi, nous ne nous en plaindrons pas, la chanteuse Mary Hampton tutoyer l’univers en spirales de Broadcast, tantôt en compagnie, of course, du plus grand groupe de pop spatiale de l’histoire (je vous laisse deviner lequel), tantôt des Islandais de Apparat Organ Quartet (et leurs synthés vintage). Le plus souvent marquée de l’influence très seventies d’un krautrock féminisé au contact de Satomi Matsuzaki (Deerhoof), bien que moins fondamentale que les seize années de carrière du groupe d’une autre Mary (Hansen), la musique de IEP pèche, c’est étrange, par un seul moment ultra protéiné qui les voit conquérir les terres boursouflées des insupportables Muse (Relatively Good Times). Hormis cet écart de conduite, il fait toujours bon se plonger dans les mélodies pop douces-amères d’un groupe qui vaut mieux que son simple statut de side project.
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Un disque : Imitation Electric Piano – Blow It Up, Burn It Down, Kick It ‘Til It Bleeds (Duophonic Super 45s)
15:53 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : imitation electric piano, pop, electro pop, stereolab, critique, duophonic super 45s |
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