20/11/2009

Susanna And The Magical Orchestra – 3

rcd-2090---susanna-and-the-magical-orchestra_-3Passé un disque de reprises où le vieux complice Morten Qvenild – l’orchestre magique, c’est lui – avait laissé place nette à une uniformité lassante, bien que pleinement individualisée, c’est pleinement heureux que nous retrouvons la trace de Susanna K Wallumrød. Cet opus, dont on vous laisse deviner le numéro, est tout simplement son meilleur à ce jour. Toujours partisans de cette délicatesse alanguie élevée au rang d’œuvre d’art, la Norvégienne et son complice n’ont pas leur pareil quand il s’agit de se poser, loin des clameurs du monde. Toutefois plus riche en sonorités diverses, quitte à parfois – rarement, en fait – lorgner du côté de Björk et… Enya, l’album s’inscrit pleinement dans un continuum épris d’un songwriting lent et épuré. A son aise dans une dimension jazz folk ambient qu’elle maîtrise à la perfection, la chanteuse d’Oslo va chercher l’étoile plantée dans nos cœurs le temps de ses deux réalisations précédentes, le temps d’un abandon mélodique fascinant dans ses instants précieux et désolés.

 

Un disque : Susanna And The Magical Orchestra – 3 (Rune Grammofon)


Come On - Susanna & the Magical Orchestra

Recall - Susanna & the Magical Orchestra

12/01/2009

Susanna – Flower of Evil

rcd-2080---susanna_-flower-of-evilOrpheline de son Magical Orchestra (aka Morten Qvenild, son claviériste), Susanna Karolina Wallumrød aka Susanna avait produit l’an dernier un premier effort solo très recommandable, suivi en cette fin d’année d’un disque de reprises (à deux exceptions près). De son timbre diaphane à l’arythmie caractéristique, la Norvégienne fait complètement sienne les compositions de ses prédécesseurs discographiques, qu’ils soient dans la veine americana d’un Bonnie ‘Prince’ Billy (présent au micro sur le splendide Jailbreak de Phil Lynott, ainsi que sur le tube Without You, repris maintes fois de Harry Nilsson à Mariah Carey), le sillon folk d’une Sandy Denny (Who Knows Where The Time Goes, très différente de la version des Fairport Convention) ou la sphère rock d’un Lou Reed (la face neuroleptique de son Vicious). On pourra également lui reprocher de tout interpréter de la même manière, c’est tantôt surprenant (amusez-vous à identifier le hit planétaire Lay All Your Love On Me d’Abba !), tantôt agaçant d’affectation (Dance On de Prince), tantôt magnifique (Janitor of Lunacy de Nico, répertoire qui lui sied bien mieux). Cat Power et son The Covers Record peuvent dormir tranquille.

 

Un disque : Susanna Flower of Evil (Rune Grammofon)

26/08/2007

Susanna – Sonata Mix Dwarf Cosmos

Susanna – Sonata Mix Dwarf CosmosEn théorie, le troisième album – le premier en solo – de la Norvégienne Susanna Wallumrød, alias Susanna, la voit s’affranchir du Magical Orchestra. Sauf que son pianiste jazz de frangin Christian Wallumrrød, son pianiste Morten Qvenild (The Magical Orchestra, In The Country) et une multitude de talentueux musiciens sont de la partie, ornant de leurs déclinés de gris bleuté les propres compositions, éthérées et lucides, de la chanteuse scandinave. Au jeu de ses sept différences, je lui promets une oreille attentive, toute imprégnée de l’excellent Continental 62 de l’Espagnole de New York aux racines danoises (ouf !) Christina Rosenvinge.

 

En écoute sur Smallfish

Un mp3: Susanna – Hangout

Un disque : SusannaSonata Mix Dwarf Cosmos (Rune Grammofon)