30/05/2008

Sian Alice Group – 59.59

sianalicegroup-5959Voix féminine du genre haut perché, la Sian de ce groupe anglais répond au doux nom de Sian Ahearn, pour un timbre aux horizons voilés tels que déjà dépeints par Wendy Stubbs (Alpha). Douce aussi est la musique de l'introductif As The Morning Light, et ses arpèges de guitare rêveurs d'un frais matin de printemps. Par contraste, rude est la transition vers Way Down To Heaven, ses accords plaqués en mémoire du Velvet (non, pas celui du Revolver) et ses nuages chargés d'inquiétude quasi-sixteenhorsepowerienne. Lento dans bien des cas, la musique des deux multi-instrumentistes Ben Crook et Rupert Clervaux fait bien sûr songer à la mansuétude désincarnée de Low, revisitée par Elizabeth Frazer (Cocteau Twins) dans un manoir fantôme aux spectres louangeurs et aux divinités fugaces. C'est que profondément avare en optimisme; '59.59' tangue tout au long de sa durée – que vous aurez devinée – d'étirements phobiques d'une clarté grisonnante prise au piège d'une nature en plein réveil à l'écoute d'un piano sous hypnose Shannon Wright (Days of Grace III), tout en ressassant des références indispensables comme elles sont voyantes.

 

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Un mp3: Sian Alice Group – Way Down To Heaven

Un disque : Sian Alice Group – 59.59 (The Social Registry / Secretly Canadian)

 

En clip : Sian Alice Group – Way Down To Heaven (Live at TSR Festival)

 

24/09/2007

Samara Lubelski – Parallel Suns

samaralubelski-parallelsunsEt subitement, elle surgit de l’éther, de sa voix murmurée, elle nous faisait des confidences, nous étions sa complice, son amie. Du haut de leurs années de fréquentation de la scène psychédélique new-yorkaise, nos yeux se miraient dans son arc-en-ciel pop, coiffé d’une longue chevelure brune aux allures d’icône néo-late sixties, du temps où Margo Guryan enregistrait ses démos et Vashti Bunyan composait ses pastorales comptines. Apprivoisée dans sa sauvage amertume, ses échos vocaux nous parvenaient en toute amitié, riche de la revêche attitude chère à Tara Jane O’Neil, nourrie des échos caressants de Meg Baird. Nullement gênés par une quelconque propension à généraliser un propos très downtempo, voire lo-fi, nous traversions l’ambivalence de sa musique, côtoyant des gouttelettes d’acide échappées d’un appartement hanté, essuyant des larmes à regretter le funeste sort jeté sur Linda Perhacs par un monde qui ne la méritait pas à son époque. Apaisante et inquiète, la musique de Samara Lubelski nous avait pris aux tripes, tout simplement.

 

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Un mp3 (via turn the page blog): Samara Lubelski – Meeting Of The Sun

Un disque : Samara Lubelski Parallel Suns (The Social Registry)

22/08/2007

Un nouveau Samara Lubelski en octobre

samaraDans le vibrant interstice séparant la pop late sixties de l’icône Margo Guryan, la folk intimiste de Vashti Bunyan et la voix ténue de Jane Birkin draguant April MarchParallel Suns, troisième album de l'ex-Jackie-O Motherfucker Samara Lubelski occupe tout l’espace. Ca situe le niveau de discrète excellence.

 

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Deux mp3: Samara Lubelski – Have You Seen The Colors

Samara Lubelski – Snowy Meadows II

Un disque : Samara Lubelski Parallel Suns (The Social Registry)