12/10/2010

Zero 7 – Record

Zero7–Record.jpgPour être tout à fait honnête, on s’est longtemps fichu de la carrière de Zero 7 comme de notre premier 45 Tours dédicacé par le Grand Jojo. Dix ans, pourtant, que les sons downtempo trip hop de la paire britannique font leur cours le long d’une berge où les postures d’Alpha et – surtout – Portishead tiennent le haut du pavé, on ne trouve toujours pas la moindre tache osant gâcher l’immaculée surface de leur musique. C’est bien ce qui nous a toujours manqué dans le parcours de Henry Binns et Sam Hardaker, ces manques d’aspérité et de relief, en dépit d’une sélection de vocalistes de très haute volée (Jose Gonzalez, Sophie Barker). Le présent best of ne fait évidemment guère exception à la règle. Les voix, dominées par la sensuelle Sia (présente sur la moitié des titres), dévoilent leur moelleux au sein d’arrangements toujours smooth – ça ne nous suffit guère pour que la balance retrouve le côté positif de la force.

 

Un disque : Zero 7 – Record (Warner)

07/11/2009

Muse – The Resistance

Muse-TheresistanceEtant au rock ce que la frite mayo est à la gastronomie, Muse balance depuis une quinzaine d’années ses déluges populistes à une terre entière semble-t-il encline au masochisme. Pompier au possible, Freddy Mercury doit en être vert de jalousie dans l’au-delà, le trio du Devon n’a de cesse de balancer des hymnes stadiers absolument infects de prétention pseudo-artistique, là où il n’est question que de tiroir-caisse qui fait bling bling.

Encore plus dégueulasse que ses quatre prédécesseurs, The Resistance appuie encore un peu fort sur les plus insupportables scories de Matt Bellamy & co. Chansons ampoulées à l’extrême – elles feraient passer Ghinzu pour du folk neurasthénique, son gonflé à l’hélium (et quoi de plus vide qu’un gaz ?) ou déluge mégalomane de soupe à la Twilight, rien ne nous est épargné. Le pire dans tout ça ? Cette impression, plus vive que jamais, que le Queen de 1992 est de retour sous le déguisement des Radiohead pour un numéro de cirque même pâs drôle. A l’heure d’écrire ces lignes, le disque est déjà en tête des charts dans seize pays différents et on meurt d’envie de hurler au secours.

 

Un disque : Muse The Resistance (Warner)

22:34 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, pop, critique, muse, warner |  Facebook |

03/04/2009

Jeremy Warmsley – How We Became

Jeremy Warmsley – How We BecameIl faudra bien le trouver un jour, cette fontaine de jouvence où les songwriters anglo-saxons puisent leur inspiration, histoire d’y envoyer se faire rafraîchir – ou se noyer, dans certains cas désespérés – tous les pseudo-mélodistes à deux balles de la chanson franchaige. Cette source inépuisable, le Londonien Jeremy Warmsley a dû la fréquenter, posté entre la morgue salutaire d’un Rufus Wainwright et l’élégance raffinée d’un Neil Hannon confrontée au timbre de Morrissey. Jamais faussement timide, d’une grandeur d’âme épique jusqu’au paroxysme (Lose My Cool), la musique du musicien anglais visite, toutes voiles dehors, des ballades éprises d’Ed Harcourt (Sins (I Try)). Moins convaincant dans un registre électro-pop évadé de chez Morr Music pour finir chez euh… Maximilian Hecker (la chanson-titre), Warmsley révèle un sens du tragique pleinement absorbant, le producteur Markus Drays n’étant pas passé par les consoles d’Arcade Fire pour rien. En dépit de deux ou trois maladresses coldplayennes qui gâchent l’ensemble, on y reviendra, à commencer par le duo americana Boat Song où la voix d’Emmy Le Grand apporte la chaleur d’Allison Kraus à une pop baroque souvent du meilleur effet.

 

Un disque : Jeremy Warmsley How We Became (Transgressive Records / Warner)

09/02/2007

Damien Rice - 9

damienrice9La chronique qui va suivre risquant d’être bien saignante, je prie les cœurs sensibles d’arrêter séance tenante la lecture de ses lignes, je ne souhaite pas avoir une nouvelle crise cardiaque sur la conscience. Car tel un autre espoir déçu de la catégorie jeunes gens romantiques, plus que limites pleurnichards (Maximilian Hecker en sait quelque chose), le songwriter irlandais Damien Rice se complait – encore plus que sur le disque précédent O, c’est tout dire – à s’engluer les larmes dans la chasse aux primes post-staracadémicienne. En dépit de leurs apparente sophistication, ces minauderies infectes pour bourgeoises trentenaires fatiguées des garden parties dans le Barbant Wallon (non, il n’y pas de coquille) ne valent en fin de compte pas mieux que les bleuettes adolescentes d’une Chimène Badi ou de n’importe quel neuneu sorti de la télé-réalité. Que ce déluge de mauvais goût remplisse le Cirque Royal des mois à l’avance me donne tout simplement la gerbe.

 

Pas de mp3, non mais !

Un disque pour les pleureuses : Damien Rice – 9 (14th Floor Records / Warner)

21/01/2006

Un extrait du nouveau Flaming Lips

Quelques années se sont écoulées depuis que Yoshimi a combattu les robots roses dans un disque au psychédélisme pop contagieux, les Flaming Lips abordent, semble-t-il un virage pseudo-rock, au risque de sombrer dans un trip vulgos à la T-Rex / Queen dont on se passerait bien. La suite courant 2006.

 

Un mp3 en streaming : Flaming Lips The W.A.N.D.

Un disque à paraître : Flaming Lips At War With The Mystics (Warner)

18:12 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pop, psyche, flaming lips, warner, mp3 |  Facebook |