10/04/2007

Rhâââ Lovely : Yndi Halda / Rothko / Audrey

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Après avoir retrouvé le chemin de Cortil-Wodon, les post rockeurs de Yndi Halda ne se sont pas perdus en scène, loin s’en faut. En dépit de quelques problèmes de justesse, le quintet anglais (deux guitares, une basse, un violon et une batterie) balançait en un tourbillon kaléidoscopique des notes fortissimo, où les cordes s’amusaient (parfois) à se faire dépasser. Enivrant souvent, rebutant quelquefois, l’univers des cinq garçons tranchait dans le vif de l’émotion faite décibels, l’occasion de rappeler le passionnant projet A Lily d’un guitariste de la bande.

 

Une vague impression de laisser passer s’est dégagée du quatuor Rothko. Entre expérimentations étirées et dégagements (post) rock, les morceaux teintés de jazz des deux basses du groupe, soutenues par l’électronique et une batterie, procédaient d’une tentative de rapprochement trop sérieuse pour vraiment me concerner à ce moment du festival. Une autre fois, peut-être.

Ces pages avaient déjà évoqué le cas des quatre Suédoises de Audrey, aussi était-ce avec une certaine fébrilité que j’appréhendais la venue de leur univers gracile au beau milieu de cette avalanche de décibels post quelques chose. Comme gênées d’être là, les quatre jeunes femmes à la timidité ressentie ont eu bien du mal à lâcher la sauce, la plupart de leurs titres restant cantonnés dans un charisme aléatoire et peu communicatif. Etonnant pour une formation qu’on aimerait qualifier de pop.